Le 15 Av, appelé Tou BeAv (cette année, mercredi 29 juillet 2026), est l’un des jours les plus mystérieux du calendrier juif. La consultation du Choul’hane Aroukh (le « Code de la loi juive ») ne révèle aucune observance ou coutume particulière liée à cette date, si ce n’est l’instruction d’omettre les Ta’hanoune (confession des fautes) et les passages similaires dans les prières quotidiennes – comme c’est le cas lors de toutes les dates festives – et d’intensifier l’étude de la Torah, puisque les nuits commencent à s’allonger et que « la nuit fut créée pour l’étude ».

Le Talmud nous enseigne qu’il y a bien longtemps, « les filles de Jérusalem s’en allaient danser dans les vignobles » le 15 Av, et que « quiconque n’avait pas de femme s’y rendait » pour y trouver une épouse. Et le Talmud considère ce jour comme la plus grande fête de l’année, suivie de près par Yom Kippour !

Correspondant à la « pleine lune » du mois de Av, le 15 Av est la fête de la Rédemption future : il marque la fin de la période tragique qui assombrit la première partie du mois. Jusqu’à ce jour, nous tenions quotidiennement des siyoumim et donnions à la tsédaka afin d’atténuer notre tristesse et de hâter la Rédemption. Mais, à partir du 15 Av, il n’en est plus ainsi. Situé quarante-cinq jours avant Roch Hachana, le 15 Av est également le premier jour à partir duquel nous commençons à nous souhaiter mutuellement une ketiva va’hatima tova : d’être inscrits et scellés pour une bonne année.